2025 : la pire et la meilleure année de ma vie d’entrepreneure – femmes entrepreneures, doute et entraide

2025 l’année où j’ai pensé : « j’abandonne ».

Je pourrais presque nommer 2025 l’année blanche de mon chiffre d’affaires… J’ai vécu beaucoup de tristesse, de colère, de peur… et de doute sur ma place professionnelle.

Cet article est le témoignage de la vie d’une femme entrepreneure, qui accompagne les personnes et les collectifs à trouver un équilibre entre l’Etre et le Faire… et qui a perdu le sien en 2025.

Pourtant, paradoxalement, 2025 est l’année où je me suis sentie plus légitime que jamais. Grâce à ma nouvelle posture professionnelle de Gestalt-Praticienne – rêve de mes 17 ans, un long chemin thérapeutique derrière moi, j’ai acquis plus de conscience, plus de présence.

Perdre sa place professionnelle

Et malgré tout : je ne trouvais plus ma place, ni mon positionnement, ni l’endroit juste d’où et où agir.

Pendant cette période, lorsqu’on me demandait ce que je faisais dans la vie… je balbutiais, je pataugeais, je voulais vite passer à autre chose.

Alors j’ai commencé par me dire :

C’est normal, tu incarnes une nouvelle posture. Ça va venir.

Mais si je vivais du doute, je ne savais plus qui j’étais dans mon activité, comment mes clients auraient-ils pu me faire confiance pour une prestation ?

J’ai passé des mois à chercher et agir, comme une orpailleuse qui secouait des battées, en imaginant voir des pépites… qui n’étaient, finalement, que des paillettes sans valeur.

Et je continuais à faire ce que je savais si bien faire : agir, faire.

Me perdre pour me retrouver : une femme entrepreneure face au doute

J’ai, par exemple, dispersé mon énergie en multipliant les actions bénévoles. Une de mes belles réussites a été l’animation d’une fresque de l’optimisme avec une centaine chefs d’entreprise de l’Union Patronale des Entreprises des Bouches du Rhône. Et, par expérience, les entrepreneurs sont très souvent optimistes… et parfois, trop.

J’ai aussi cherché un travail à mi-temps, sans vraiment savoir dans quoi, ni comment. En tant qu’entrepreneure depuis 15 ans, je ne savais plus chercher.

Et pendant cette période, mon chiffre d’affaires stagnait, et j’ai activé un vieux réflexe : le contrôle.

Sous mon discours interne de « je fais confiance au processus, à l’incertitude », à l’intérieur, je me tendais, je forçais, je serrais les dents.

Et plus je me tendais, plus je m’épuisais.

Sans m’en rendre compte, c’était devenu un mécanisme automatique.

Je pourrais dire que je me suis agitée, sans prendre le temps de ralentir, d’écouter, de sentir, ce qu’il y a de plus essentiel à ma vie.

Le déclic : accepter mon épuisement

Puis, un jour de fin septembre où j’ai ouvert les yeux :

Si je ne change rien, je ferme ma 2ème boîte, ouverte il y a 7 ans. 

On dit que les sociétés (comme les relations) traversent des caps : 3 ans, 7 ans, 14 ans.

Mais comment traverser un cap quand il ressemble à l’abandon d’un rêve ?

Cette question dépasse mon histoire personnelle. Je sais qu’elle traverse beaucoup d’entrepreneur·es, souvent dans le silence.

Rendre visible ce qui est rarement dit

Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est pour rendre visible ce qui est rarement dit. L’entrepreneuriat est souvent raconté sous l’angle de la réussite, de la résilience, du “ça va aller”.

On parle peu de ces moments où le flou intérieur devient plus lourd que les difficultés extérieures.

Je souhaite sortir du « tout va bien ». Le manque de clients, le flou du positionnement, ne sont pas toujours des problèmes à corriger, mais parfois des signaux : un éloignement de soi, un faire guidé par l’anxiété plutôt que par l’élan profond.

Mon désalignement a été salvateur grâce à l’entraide

Chez moi, cet éloignement a pris une forme très précise : ce rêve formulé à 13 ans – devenir entrepreneure – et un second, à 17 ans : accompagner l’humain à croître. J’ai vécu épuisement et surcharge mentale. Mon corps me disait STOP quand ma tête continuait à foncer.

J’ai eu un sursaut et fait tomber un masque :

Je suis forte, je vais y arriver seule.

J’ai alors activé l’entraide et demandé de l’aide à plusieurs personnes.

  • À ma thérapeute.
  • À ma coprésidente de Visions Collectives.
  • À mon conjoint.
  • À mes âmes sœurs.
  • À des compagnons de route de la Gestalt.
  • À ma nièce.

Et, j’ai fait quelque chose de nouveau : j’ai écouté mon anxiété, le moteur du contrôle.

Vraiment, j’ai osé plonger à l’intérieur, à ce cœur qui palpite, à ces pensées qui s’agitent, à ces larmes qui s’entassent dans mes poumons. Et c’est difficile d’y aller.

Je l’ai accueillie comme j’aurais dû le faire depuis longtemps, j’ai compris qu’elle avait une bonne raison d’être et qu’elle m’était utile…

J’ai même utilisé un objet transitionnel, Igor, un hérisson-bouillotte, pour m’aider à me reconnecter à moi-même.

J’ai retrouvé ma flamme d’entrepreneure

Peu à peu, la lumière s’est rallumée. J’ai lancé une formation qui était prête depuis des années.

Une formation qui s’est avéré « géniale« , avec des « femmes entrepreneures géniales« , reliées par leur humanité et leur désir d’aligner Être et Faire.

Je l’ai lancée à partir de mes propres besoins, au moment où j’ai accueilli le doute et lâché le mental. Tout était déjà là, à portée de main… sans que je le voie. Et aussi, grâce à une personne qui voulait s’y inscrire, sans en connaitre le contenu.

Quand le désalignement devient pas…sage

Ce chemin est difficile. Douloureux parfois. Je ne suis pas « sortie de l’auberge ». C’est aussi une des leçons apprises.

Mais j’ai mis en application quelque chose d’essentiel :

Apprécier d’être à l’intérieur, même quand c’est inconfortable, c’est le chemin de la transformation.

Grâce à cet épuisement doux, j’ai clarifié ma voix et mon chemin : transmettre des clés aux entrepreneur·es pour retrouver leur alignement entre Être et Faire.

Cet axe est né d’un désalignement que j’avais d’abord vécu comme un échec, avant de comprendre qu’il était salvateur. C’est dans cette phase d’incertitude et de flou que ma flamme d’entrepreneure s’est rallumée.

J’accompagne celles et ceux qui ressentent fatigue, anxiété ou perte de sens, sans promesse de performance, mais en créant des espaces pour ralentir, déposer et retrouver un endroit intérieur juste.

Cet accompagnement prend différentes formes : codéveloppement, analyse de pratiques professionnelles, formation, bilan de compétences, accompagnement individuel et thérapie.

En 2026, 2 nouveaux formats d’accompagnement arrivent et je les réalise avec des partenaires engagés dans des valeurs similaires.

Mes voeux pour vos pas…sages vers 2026

Depuis ce chemin que j’ai traversé, et pour ne pas traverser seul·e, voici ce que je vous souhaite, chers entrepreneurs, chères entrepreneures, en 2026 :

  • de ne pas traverser seul·e et vous appuyer sur d’autres,
  • de vous abandonner quand il le faut,
  • de ralentir pour sentir ce qui est juste,
  • d’accueillir et d’aimer (aussi) vos parts d’ombre, même quand c’est difficile,
  • de célébrer vos joies et vos gratitudes,
  • de traverser les montagnes russes, sans trop vous accrocher,
  • de reconnaitre, puis lâcher la pression, qui nous éloigne du plaisir.

Et, en s’appuyant sur une autre personne, on peut retrouver son énergie vitale.

« Tout passe, le bon comme le moins bon ».

Note — Si ce texte résonne pour vous, voici le programme de formation « bilan 2025 et plan d’actions concrètes 2026 », si et seulement si cela vous appelle : https://my.weezevent.com/recolter-et-semer-2026

Pour en savoir plus sur qui je suis, voici le lien : https://maxitalents.fr/notre-identite.